mardi 5 février 2008

Bêtise

Maroc: protestation contre le refus d'un juge de donner un prénom berbère

Une dépêche de l'Agence France Presse

Le refus d'un juge marocain d'accepter le prénom berbère que les parents voulaient donner à leur fille adoptive a suscité lundi le mécontentement d'organisations des droits de l'homme.

"Le tribunal de première instance de Larache (200 km au nord de Rabat) a privé (le 28 janvier) une petite fille marocaine de porter le prénom +Illy+, un prénom berbère choisi par ses parents adoptifs", a déclaré à l'AFP Me Abderrahim Jamaï, un des plus célèbres avocats du Maroc.

"La décision du juge de Larache rappelle les temps que l'on croyait révolus où l'ancien ministre de l'Intérieur Driss Basri avait par une circulaire décidé des prénoms que les citoyens de ce pays pouvaient donner à leurs enfants", a-t-il souligné.

Dans les années 90, le "vizir" du roi Hassan II avait dressé une liste des prénoms autorisés et ceux qui ne l'étaient pas. Ainsi, les titres de Moulay ou Lalla, donnés aux descendants de la lignée du prophète Mahomet sont désormais réservés à la famille royale. Il avait limité certains noms berbères.

Pour l'avocat, le magistrat "convoque les vieux démons et commet un déni de justice en violant le droit fondamental des parents -le fussent-ils dans le cadre de l'adoption- de choisir librement le prénom de leur enfant".

"Ce jugement inique rendu par ce tribunal porte atteinte au respect des droits humains et à celui de l'identité plurielle du Maroc qui a des racines amazigh" (berbère), a-t-il souligné.

Les parents adoptifs ont fait appel à cette décision qu'ils jugent "discriminatoire". Selon eux, le magistrat a motivé sa décision sur le fait qu'"Illy" veut dire en berbère "ma fille bien aimée" alors qu'il s'agit d'un enfant adopté.

Plusieurs organisations des droits de l'homme et de l'enfant ainsi que le réseau de promotion de l'Amazigh (berbère) au Maroc ont exprimé leur soutien à la famille.(AFP)

samedi 29 décembre 2007

Tin-Ass LIBRE

Le 18 décembre courant, j'ai reçu un courrier du consulat général du Maroc à Lille. Le prénom sera enregistré. Je ne dirai pas "enfin", par ce que rien n'a été fait et le combat à mener est encore long.

Je vais revenir sur ce courrier ainsi que sur les circonstances dans lesquelles il m'a été envoyé dans un prochain article.

Rassurez-vous, je ne vais pas fermer cette fenêtre. Elle sera dédiée aux enfants dont les parents militent toujours contre l'absurdité des lois des prénoms.

dimanche 23 décembre 2007

Tin-Ass, l'otage de la mentalité fossilisée

Admirez comment communique l'ambassade du Maroc à Paris.

Numidia Tin-Ass a fêté ce 17 décembre son premier anniversaire. Elle attend toujours qu'on lui autorise de porter le prénom qu'on lui a choisi. Notre "erreur" : Vouloir donner à notre fille un prénom amazigh.

La dernière fois que j'avais envoyé une lettre de protestation à l'ambassade du Maroc à Paris, un ministre conseiller auprès de l'ambassade m'avait répondu. Franchement, cette lettre m'avait fait rire en la lisant. Elle dit long sur la communicaion rodée de l'ambassade.

"Monsieur,
Faisant suite à votre lettre (bla bla bla), j'ai l'honneur (bla bla bla)... cette ambassade à transmis votre requête aux autorités marocaines compétentes et ne manquera pas, le cas échéant, de vous faire part de la suite qui lui sera réservée. (bla bla bla)"

Après ... la belle signature du ministre conseiller.

Vous comprenez quelque chose ? Moi NON, à part que la langue de bois sévit toujours et que les "responsables" ont affreusement besoin de cours de communication.

lundi 22 octobre 2007

10 Mois ...

Le 17 octobre, Numidia Tin-Ass a déja a son actif 10 mois d'attente !

...

dimanche 23 septembre 2007


Numidia Tin-Ass

Maroc

Numidia a 9 mois. Elle attend toujours !

Numidia Tin-Ass a 9 mois. Elle attend toujours que les mésirables gueux qui gouvernent le plus beau pays au monde lui autorisent de porter le prénom que nous lui avons choisi.

Maroc

Interdiction des prénoms amazighes : Un racisme ordinaire

A Tamazgha occidentale (Maroc) seul l’arbitraire est Roi. Les autorités se permettent de changer les prénoms des enfants amazighs sans même l’accord de leurs parents. L’affaire de "Taynast" vient illustrer, à nouveau, le racisme d’Etat dont souffre le peuple amazigh.

Monsieur El Asser Abderrazak, militant amazigh, vient de tomber de haut. Sa fille ne portera plus son beau prénom "Taynast" que ses parents lui avaient choisi depuis déjà une année. D’autres personnes, étrangères à sa culture et à la civilisation de son peuple, avaient décidé ainsi.La commission de l’état civil au Ministère de l’intérieur marocain a refusé de lui accorder le droit de donner ce beau prénom à sa fille sous prétexte que Taynast est le nom d’un petit village près de Taza et que cette interdiction est stipulée par l’article 21 du code de la famille.
Débile.

"Oussama", le prénom actuellement à la mode, n’est-il pas le prénom d’un immonde terroriste ?. "Mohamed" n’est-il pas synonyme de l’arbitraire dans toute son arrogance ? "Sayf al islam" (épée de l‘islam) n’est-il pas un prénom barbare et stupide ?Pourquoi ne pas interdire des prénoms pareils pour protéger des enfants innocents ?

Comble de l’arbitraire. Ladite commission, raciste et anti-amazighe par nature, a recommandé à l’agent administratif de la préfecture d’Anfa (Casablanca) d’inscrire le prénom arabe "Hiba" sur le registre de l‘Etat civil de la famille au lieu de "Taynast".Taynast est née en juillet 2006. Le père, suite au refus d’inscrire sa fille sur le registre de l’état civil a été contraint de rédiger une lettre dans laquelle il avait exprimé son attachement au prénom amazigh de sa fille. La lettre a été envoyée par la suite au ministère de l’intérieur. Six mois après, le prénom a été refusé.

TAYNAST (la bourrache) est un prénom amazigh qui signifie "fleur". Il s’agit d’une plante médicinale qu’on appelle aussi en tamazight "Ils-n-uzger".